Mettre en sécurité ses locaux la nuit ou comment dormir serein

La mise en sécurité des locaux consiste à prendre les dispositions nécessaires afin que la période de vacuité qui suivra se déroule sans accrocs. C’est tout simplement ce que l’on appelle fermer (avec un peu plus de méthode)…

Pourquoi ?

Parce que, par des actions très simples, nous pouvons réduire considérablement les risques de survenance de sinistres notamment ceux qui concernent les risques incendie, les risques environnementaux et les risques d’atteinte par malveillance tels que le vol, les dégradations volontaires. La majorité d’entre eux surviennent de nuit en l’absence des occupants.
N’oublions pas qu’un sinistre de grande envergure dans une entreprise (cela est encore plus sensible si sa taille est modeste) entraine des perturbations de production et des coûts pouvant aller jusqu’à mettre en jeu sa pérennité.
Bien sûr, me direz-vous, il y a la couverture assurancielle. Elle peut garantir les biens et les pertes d’exploitation. Mais, Etes-vous assuré en valeur à neuf ou avec une vétusté ? Aurez-vous une franchise ? De plus, êtes-vous assuré pour la perte de vos clients qui passeront à la concurrence durant votre absence du marché ? Pourriez-vous seulement le faire ? Bien évidemment, non.
Enfin, le malaise d’un collaborateur reste possible dans vos locaux. Il est rassurant de savoir qu’aucun d’entre eux n’a pu rester inanimé à l’intérieur après la fermeture.

Comment ?

Le principe consiste à effectuer un certain nombre de contrôles et d’actions préétablies visant à limiter la vulnérabilité des bâtiments et installations vis-à-vis des risques énoncés ci-dessus. La responsabilité de leur exécution est répartie entre plusieurs personnes. Il s’agit de leur attribuer personnellement l’un des secteurs bien délimités de l’entreprise. Ceci rend la charge acceptable. Dans le principe, après la mise en sécurité, personne ne doit revenir sur les lieux sauf à réitérer l’exécution de ces mesures.

1/ Sectoriser :

Pour les entreprises les plus importantes, chaque collaborateur désigné pour cette mission prend en charge son département, service ou atelier. Pour bon nombre de PME/TPE, la sectorisation consiste le plus souvent à scinder en deux parties : partie tertiaire (bureaux) et partie opérationnelle (ateliers).
Il ne faut pas omettre de répartir les parties communes. Par exemple, les toilettes nord seront attribuées à l’atelier mécanique dont l’activité se termine 30 minutes après celle du magasin pièces détachées.

2/ Désigner une personne :

La personne désignée doit être la dernière à partir. Elle doit être nommément désignée. Il n’est pas obligatoire que ce soit toujours la même. Bien au contraire, si la charge est répartie, d’une part, elle sera bien moins ressentie comme étant une contrainte et, d’autre part, cela permettra en les impliquant, de sensibiliser beaucoup plus de personnes à ces risques. Quel que soit le mode de fonctionnement choisi, je ne peux que conseiller d’écrire et de diffuser la répartition dans le temps et l’espace, de prévoir les dépassements d’horaires ponctuels (clôture du bilan, grosses commandes, etc..) et les congés. Enfin, un suppléant sera nécessaire en cas d’absence ou de maladie du titulaire.

3/ Etablir une check-list :

Je vous conseille aussi de lister les actions à effectuer sur forme d’un tableau daté avec des cases à cocher. Voici quelques exemples de points à ne pas oublier sans pour autant avoir la prétention d’être exhaustif.

3.1 Les issues et accès.

  • Portes,
  • Fenêtres,
  • Skydoms et ouvrants de toiture,
  • Coffres et armoires fortes.

3.2 Les énergies et fluides.

  • Lampes de bureau et lampadaires (halogènes = danger),
  • Imprimantes, fax et photocopieurs (sauf besoins opérationnels),
  • Ordinateurs,
  • Cafetières,
  • Ventilateurs de confort, Climatiseurs mobiles, Chauffages d’appoint,
  • Vannes de gaz,
  • Compresseurs,
  • Machines.

3.3 La mise sous alarme

  • Alarmes techniques,
  • Alarme intrusion.

4/ Feuillet quotidien :

C’est un élément important mais non indispensable. Après les vérifications de fermeture et signature, il est déposé dans une boite aux lettres. Ceci dans le but de tracer l’action et de sensibiliser à l’importance de ne pas l’omettre. Ensuite, il est important de l’archiver : croyez–moi, ce sera un vrai plus au moment où vous entamerez les négociations avec votre assureur !

N’oubliez pas :

Pour votre entreprise il y a tout à gagner à établir de telles pratiques et pour vous, un grand pas vers un sommeil plein de sérénité.

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